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Instagram : terrain de jeu du story telling

Il y a tant à dire sur ce réseau social : des communauttés engagées, un réseau d’influenceurs, un format de contenu parfaitement adapté au story telling … Un véritable appel à la créativité pour que distinction soit faite sur un espace que les marques ont dorénavant largement investi.

Un beau résumé de la façon dont les marques peuvent s’y inscrire : Le choc des photos, le poids … d’Instagram

 

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16 tendances marketing à partager

Selon-vous quelle sera la plus grande tendance marketing dans les années à venir ?

Telle est la question que nous a posée @BrandWatch et à laquelle nous avons essayé de répondre.Des points de vue riches et diversifiés à découvrir ici #AskTheExperts – 16 tendances marketing des années à venir

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L’adblocking au service de la publicité numérique

Part 2

L’adblocking pour améliorer l’expérience client

Comme une porte parole d’Opera disait lors de l’annonce par le moteur de recherche de l’intégration d’un adblocker :” La technologie d’adblocking est, pour l’industrie de la publicité, une opportunité et un appel à se réveiller afin de prêter attention à ce que les consommateurs disent.”

Une publicité moins intrusive Interstitials must die (non aux pop up, interstitiels, display…) ! Un véritable appel à une créativité pertinente : réfléchie, réalisée et diffusée avec une vraie vision user centric. Une interrogation constante sur l’utilité, l’intérêt et, voire, la notion de service rendu à chaque étape et pour chaque individu adressé.

Comment faire de la publicité différemment sur le digital ? 

Nous allons aborder tout d’abord la notion de paid.

La publicité native serait-elle l’ultime solution ?

Mark Thompson, chief executive au New York Times, a dit que le potentiel de la publicité native était sans limite.

Elle conjugue l’avantage de ne pas nuire à l’image de l’éditeur et d’être honnête avec ses lecteurs quand elle est clairement annoncée. De nombreux supports la proposent. Aux Etats-Unis les grands médias lui dédient des services spécifiques où les rédactions s’investissent à l’écriture de brand content. BuzzFeed a adopté cette solution de façon exclusive, d’autres ont opté pour la mixité des formats. Ainsi, si Forbes a créé une plateforme de production de contenu dédiée aux marques BrandVoice, il continue de proposer du display. Ce dernier format vient même soutenir, par le faire-savoir, du contenu produit sur BrandVoice. Le brand content est une solution pertinente pour créer une relation intéressante, elle se distingue alors de la simple relation intéressée souvent proposée par la publicité numérique classique.

Pour autant, l’opinion des lecteurs concernant la publicité native est encore assez négative.

Deux points essentiels peuvent aider à l’optimisation de la publicité native :

  • le premier, tactique, réside dans la façon dont la publicité native est réalisée.

Il est fondamental que cette forme de publicité soit correctement exécutée. Suivre les conseils de l’IAB à partir du guide des bonnes pratiques en matière de native advertising peut largement y contribuer. Elle se doit d’être clairement identifiée pour s’inscrire dans une démarche d’honnêteté. Or, force est de constater que la confusion règne dans l’esprit des lecteurs. Les résultats de l’étude Contently qui tente de répondre à la question “Do consumers interpret native advertising as an advertisement or a published article?” le démontre sans appel. L’exécution des formats de native ads est encore largement perfectible. Certains supports ont d’ores et déjà optimisé leur réalisation. Ainsi des lecteurs du New York Times s’étant plaint du manque de clarté concernant le contenu sponsorisé identifié par “Stories from our advertisers”, le journal a abandonné le mot “stories”.

  • le deuxième, plus stratégique, relève de la réflexion qui doit constamment remettre l’utilisateur au centre de l’expérience publicitaire.                               Lorsque la publicité native s’inscrit dans une logique contextuelle et apporte de la valeur, elle augmente le potentiel de confiance que les lecteurs octroien à la marque.

En synthèse, quoi que perfectible, le potentiel de ce format est d’évidence bien supérieur à celui des bannières. De plus, son champs d’application n’est pas limité aux seuls rédactionnels, d’autres formes de publicités natives : l’habillage de sites, d’applis ou des blocs de recommandation peuvent être réfléchis. De surcroît, le brand content n’est pas seulement dédié aux rédactionnels.  La vidéo s’inscrit dans un des formats les plus appréciés actuellement. L’exemple référent : la branded web serie Dear Kitten lancée en 2014 par Friskies avec BuzzFeed comptabilise plus de 50 millions de vues et sept épisodes diffusés en omni canal.

Pour autant ce type de production représente un investissement conséquent. Aussi l’orchestration d’une telle stratégie ne se généralisera certainement pas et leur mise en oeuvre ne pourra, de fait, compenser les pertes de revenus liées aux ad blockers.

Le sponsoring

Une autre forme de communication publicitaire numérique : le sponsoring. Il évolue dans différents registres dont de nombreux restent encore certainement à inventer.

Androït et Kit KatAndroid ont d’ores et déjà fait preuve de créativité en lançant une nouvelle forme de partenariat commercial. Ainsi l’OS 4.4 fût baptisé Kit Kat, du nom de la barre chocolatée. Déclinaison on pack dans certains pays, création d’un site parodiant une fausse publicité Apple… ils ont su créer le buzz.

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Dans un registre atypique de sponsoring, à noter également qu’en octobre 2015 l’application Snapchat annonçait la possibilité de faire sponsoriser par de grandes marques des filtres d’effets dédiés aux selfies. Selon le Financial Times, cette offre publicitaire pourrait s’élever à 750 000 dollars la journée pour un événement à fort trafic. Pour autant, certaines marques se seraient déjà engagées pour 10 millions de dollars par an. Ainsi, selon les estimations, le modèle pourrait rapporter 100 millions de dollars par an.

Le placement produit

Là encore, Snapchat propose ce type d’alternative aux natives ads. Le placement produit consiste en l’envoi sur la Story de snaps réalisés par des utilisateurs sélectionnés par l’application et présents sur des événements spécifiques (Tomorrowland, finale de la Coupe du Monde FIFA, Hot Air Balloon festival…). Ces snaps sont envoyés sans notification à l’ensemble des utilisateurs.

Il n’en demeure pas moins que l’un des modes les plus connus de sponsoring numérique est le placement produit dans les jeux vidéos.

L’in-game s’exprime sous plusieurs formats :

– Le Dynamic In Game Advertising (DIGA) : intégration directe dans le jeu d’annonces véhiculées par supports publicitaires (panneaux d’affichage, bannières …). Rendu dynamique grâce à Internet, ce type de placement permet un ciblage géographique, une actualisation en temps réel, une annonce contextuelle et mesurable.

Ainsi, lors des dernières présidentielles aux Etats-Unis le candidat Barack Obama s’affichait-il dans Burnout mais seulement dans certains Etats.

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Ou encore le jeu AEG Live qui faisait la promotion des concerts de Wiz Khalifa en fonction des villes où les concerts se déroulaient avec un module d’achat au CPC.

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– L’Intégration Console (IC) : les publicités sont intégrées aux consoles de façon ciblée en termes géographiques et même d’âge.

Pour exemple Electronic Arts qui a effectué différents placements dans The Sims, Mc Donalds, Diesel …

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– L’Advergaming : un jeu créé par une marque afin de la promouvoir.

Ici un bel exemple qui a fait l’objet d’une véritable campagne de lancement pour la marque Milka :

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Comme pour l’achat d’espace classique,  les limites de ces formats demeurent la réceptivité de l’adressé, son intérêt au message et, particulièrement, l’adéquation avec l’univers d’intégration.

 

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L’adblocking au service de la publicité numérique

Part 1

Contexte

La constante évolution du nombre d’internautes, des technologiques et de la qualification par les datas auraient dû s’accompagner de campagnes de plus en plus pertinentes pour les publics adressés. Mais il semble que l’expérience utilisateur n’a, de nouveau, pas été au coeur des réflexions. Les ciblages complexes ralentissent la vitesse de téléchargement des pages. Ils nuisent à leur fluidité, lisibilité voire à leur lecture. La réaction des internautes ne s’est pas fait attendre. Ses conséquences sont multiples. D’un côté les bloqueurs de publicité en ont fait leur succès. De l’autre, les éditeurs accuse un manque à gagner qui, selon l’étude menée par Pagefair et Adobe, s’élèverait à 22 milliards de dollars.

Cependant, l’adblocking n’est pas un phénomène récent mais son nombre d’utilisateurs – entre 200 et 300 millions (41% des internautes entre 16 et 29 ans et environ 17% des internautes français) – et les pertes que son système engendre l’élèvent au rang des priorités à traiter sur le marché de la publicité numérique.

Les raisons qui motivent le téléchargement d’un ad-blocker :

  • 73% parce qu’ils étaient interrompus par la pub
  • 54% parce que la publicité ralentissait leur surf
  • 46% parce que la publicité n’était pas pertinente pour eux.

Pour autant, internet sans publicité deviendrait prohibitif pour une part importante des internautes. La société Ebuzzing a donné une estimation de ce type d’accès :  en moyenne 180€ par an. Une somme que la majorité n’est pas prête à investir.

Quel plan d’actions ?

Payer pour débloquer.

La stratégie la plus évidente serait de payer pour laisser filtrer ses publicités en étant intégré à une liste blanche. En priorité devenir “strategic partner” de Ad-block Plus, acteur référent du marché. Mais les coûts de ce type de démarche, même s’ils ne sont pas totalement transparents, semblent ne laisser la possibilité qu’aux plus puissantes entreprises : Google, Microsoft, Amazon … De plus, cette possibilité remet profondément en cause l’intégrité même des acteurs du marché, risquant à terme de détruire la démarche dans laquelle ils semblaient initialement s’inscrire.

Bloquer les bloqueurs.

Une stratégie défensive dont l’objectif ultime est la dissuasion. Différents titres se sont d’ores et déjà investis dans cette démarche.

Un lecteur sur quatre de City A.M. semblerait avoir ainsi désactivé son bloqueur.

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Forbes offre une expérience de 30 jours ‘ad-light’ une fois l’ad-blocker désactivé.

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D’autres, comme The Guardian ont une approche plus commercialement “collaborative” et demandent aux utilisateurs d’ad-blocker de prendre un abonnement payant sur leur site. Mais, paradoxe, ces messages sont généralement bloqués, donc inaccessibles aux utilisateurs du logiciel qu’ils cherchent à adresser.

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Au demeurant à la lumière d’expériences conduites en ce sens, cette orientation ne semble pas fortement concluante. Ainsi, indépendamment du fait que TF1 n’ait pas communiqué les performances de l’action de My TF1 consistant à refuser l’accès en direct à la vidéo des matchs de la Coupe du monde de football aux utilisateurs d’ad-blocker, l’action n’a pour autant pas été généralisée, ni même reconduite.

D’ailleurs, un rapide regard sur les tweets traitant de cette démarche permet d’apprécier globalement ce que les utilisateurs d’ad-blockers en pense.

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Rendre le contenu payant

La mise en place d’un système de paywall, avec l’objectif de compenser la perte de revenu liée à l’absence de publicité, est un principe que certains médias ont adopté. Mais il rencontre, là aussi, des points de faiblesse.

Tout d’abord, les micro-paiements ne fonctionnent pas encore de façon fluide. Ensuite, il subsiste un paradoxe majeur à cette démarche. Les publics qui sont prêts à micro-payer le contenu sont aussi ceux que les annonceurs cherchent, a priori, à adresser en priorité. In fine, le système pourrait cannibaliser de façon totalement disproportionnée les revenus publicitaires restant.

Enfin, si cette logique se généralisait, elle modifierait substantiellement la gratuité du web à laquelle les internautes sont à présent habitués. Ainsi, les paywalls semblent-ils adaptés pour les grands titres comme le New York Times ou encore le Financial Times qui est à l’origine même du principe. Mais, concernant le contenu d’intérêt plus général, les internautes ont tendance à s’orienter vers du contenu accessible gratuitement (les freebies). Pour exemple, deux ans après l’introduction d’un paywall pour le Sun,  NewCorp a déclaré qu’il serait supprimé.

Brooks told staff in an email: “I recently shared with you the future priorities for the company and am excited today to tell you more about our plans for the first of these: growing the Sun’s audience. This will mean setting the Sun predominantly free in the digital world from 30 November. By happy coincidence, this is also Cyber Monday, one of the best-performing days of the year for online retail.

Déjouer les ad-blockers,.

C’est sur cette idée que Secret Media a été créé, développant une technologie pour contourner les scripts et rendre indétectables les formats publicitaires. Les publicités s’affichent même si  l’internaute a installé un logiciel de bloquage. La monétisation d’un CPM forfaitaire est alors proposé aux médias, essentiellement premium, pour les impressions qui auraient autrement été bloquées.

Créer une certification pour favoriser l’intégration dans les listes blanches.

C’est ainsi que fin 2015, l’IAB a lancé une nouvelle certification réservée aux formats plus légers, moins invasifs et davantage consentis. Ce standard, L.E.A.N.(Light, Encrypted, Ad choice supported, Non-invasive ads), cherche à convaincre les bloqueurs de publicités d’inclure les sites qui l’utilisent dans leurs listes blanches.

Adresser les adblockers

Plus tactiquement, les adblockers peuvent devenir un public à adresser. C’est ainsi que l’agence Boondoggle a créé une  campagne de recrutement visant les environ 10% de professionnels de la publicité qui n’apprécient pas l’intrusion de cette dernière.

“We think those are exactly the people that want to do things differently. Just like us. We prefer to build brands around innovative services that are really useful.” Sam De Vriendt Creative Director. Ainsi, grâce à l’installation d’un plug-in sur les principaux sites visant ces professionnels, l’agence leur fait parvenir le message suivant :

You block ads, even if you work in advertising? Then maybe you’re the person we’re looking for.

La bannière renvoyait alors sur les offres d’emploi de l’agence.

Les adblockers, une formidable opportunité de repenser la publicité numérique ?

La publicité est essentielle à la pérénité de la démarche de gratuité avec laquelle le web évolue. Pour autant, il est aujourd’hui indispensable que les annonceurs améliorent la qualité de leurs messages publicitaires et la pertinence de leur ciblage. Les utilisateurs, comme dans bien des cas dans le domaine numérique, les conduisent à repenser leur démarche. Il est entendu que le blocage des annonces publicitaires n’est pas la réponse la plus efficiente, elle risquerait à terme de rendre impossible la production de contenu de qualité. Mais, jusqu’à ce que les internautes en perçoivent les réels dangers et, que des alternatives plus viables soient initiées, elle demeure une réaction de forte résonance.

En conclusion de cette première partie, les adblockers ne vont-ils pas tout simplement ouvrir la rélfexion sur de nouvelles façons de communiquer les publicités numériques ? J’entends de penser leur diffusion de façon plus intelligente en orchestrant tous les moyens qui sont aujoud’hui à notre disposition pour, qu’in fine, elle soit le juste miroir de la communication directe :

le bon message, à la bonne personne, au bon moment.

 

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6 étapes pour optimiser sa transformation

Les 9 et 10 juillet se déroulait à Paris la première édition du Salon du Luxe. Les thématiques du luxe et de l’innovation qui étaient à l’honneur ont rencontré un véritable succès puisque plus de 850 participants étaient au rendez-vous. Dès le premier jour, le hashtag #SalonduLuxe était en Trending Topic France. Plus de  1 000 tweets à propos du salon avaient été publiés dans la matinée. In fine, ce sont plus de  3 000 tweets qui auront animé la timeline.

J’ai eu le plaisir d’intervenir le premier matin de cet événement sur le thème : “Opérer sa transformation digitale en interne”.

Une rapide mise en lumière du contexte me permit de rappeler que nous vivons dans un monde où la montée en puissance du digital et des réseaux sociaux en particulier, ont véritablement révolutionné la façon d’apprécier les marques, de communiquer et de s’informer.

Créer une relation d’humain à humain.

Après avoir évolué dans l’ère de la communication one to many, où les médias classiques permettaient aux marques d’adresser une large audience, nous avons vécu le one to few de la communication directe puis le one to one, avec notamment l’arrivée du Customer Relationship Management (CRM).

Nous sommes aujourd’hui définitivement passés à une communication plus personnelle. Les clients sont en attente de messages de plus en plus utiles. C’est-à-dire de messages qui leur correspondent et les adressent dans leurs attentes, à l’instant et l’endroit où leurs besoins se manifestent. Des messages, des actions, des signes qui leur donnent l’impression d’être uniques et traités, en ce sens, de façon totalement individualisée.

Les marques de luxe ont toujours accordé une attention toute particulière à la relation client. Cette dernière a toujours été prédominante dans l’expérience qu’elles souhaitaient offrir à leurs publics. Pour autant, l’écosystème médiatique s’est largement complexifié. Aujourd’hui le client bénéficie d’une part de voix qui s’étend au-delà des moyens que la marque mettait jusqu’à présent à sa disposition. Dépassant les simples canaux du service client ou de sa relation directe et/ou in situ avec la marque, les publics disposent de moyens plus exposés, donc plus visibles pour exprimer leurs opinions, leur ressenti ou leur vécu avec une marque. Les marques de luxe sont moins habituées à évoluer dans ce contexte où, avec ou sans elles, leur sujet est largement abordé, commenté, apprécié dans un mode souvent conversationnel et en temps réel.

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Communiquer dans le cadre d’une approche véritablement humaine est une orientation qui aide à atteindre l’objectif, s’il en est un, de s’inscrire dans cette nouvelle relation. Un enjeu complexe pour les marques de luxe car être humain s’est aussi accepter les caractéristiques inhérentes à cet état d’être, notamment celle d’être perfectible et parfois même de réagir avec émotion voire spontanéité. Nous sommes dans la communication human to human.

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Communiquer : du monologue à la conversation.

Le monologue du marketing traditionnel laisse ainsi sa place au dialogue entre les marques et leurs clients. L’influence étant aussi, voire surtout, entre les mains des internautes, les marques doivent créer des liens et participer aux conversations qui importent sur leur marché.

Il s’agit, à chaque occasion de contact, de considérer la multitude de canaux où l’attention des marques peuvent, voire doivent, se manifester. Une écoute constante des prises de parole des internautes et notamment des influenceurs constituera un laboratoire d’observations et facilitera le suivi, la compréhension et donc les réponses que les marques peuvent apporter aux besoins toujours évolutifs de leurs publics.

Déjà en 2011, selon une étude conduite par Synthesio, 63,5% des retombées en ligne sur le luxe étaient publiées sur des blogs.

En 2007, pour le lancement de sa nouvelle campagne Coco Mademoiselle, Chanel s’appuyait sur 15 blogueurs internationaux. Depuis la visite d’un laboratoire de parfum à celle de la maison de Gabrielle Chanel, en passant par un déjeuner au Ritz, Chanel a su engager cette communauté et leur donner encore plus envie de devenir de véritables ambassadeurs de la marque.

Burberry a également bien compris l’importance stratégique de la valorisation des individus, de la relation human to human et va même plus loin en proposant à l’ensemble des internautes de partager sur son site des photos d’eux portant un trench de la marque. Pas besoin de les remercier pour ce partage : se mettre en scène en portant le mythique trench apporte déjà une forme de reconnaissance sociale.

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Evoluer en mode ATAWADAC : AnyTime – AnyWhere – AnyDevices – AnyContent.

Parallèlement à la nature de la relation, l’accès à tout moment, depuis n’importe où et à partir de différents devices à tout type de contenu (texte, photo, vidéo… ) a changé les modes de consommation et surtout le processus d’achat.

Screen Shot 2015-11-08 at 18.05.57Avant, l’information était descendante : elle partait des marques, était communiquée aux vendeurs et ces derniers la transmettaient aux clients.

Aujourd’hui, on assiste à un changement spatio-temporel : les clients peuvent être informés plus rapidement que les vendeurs eux-mêmes.

  • 76% des consommateurs utilisent leur Smartphone avant d’acheter en magasin
  • le Baromètre de l’Expérience Marchande Connectée 2014 précise que 88% des clients se renseignent sur internet avant d’acheter en magasin (ROPO – Research Online, Purchase Offline)
  • 74% des consommateurs dans le monde pensent que les vendeurs en magasin seraient plus efficaces s’ils étaient équipés de tablettes avec les informations produits
  • enfin, selon une étude conduite en 2014 par Gfk, 40 % des acheteurs dans le monde contactent un proche, depuis le magasin, pour demander conseil.

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La transmission du savoir et des connaissances ont évolué. L’information devient plus interactive et circulaire :

  • les publics peuvent apporter de l’information aux marques et aux vendeurs
  • les vendeurs sont une source d’information pour les marques.

L’équipement des magasins et le management de ses équipes s’en trouvent inévitablement modifiés.

Deux questions fondamentales se posent alors :

  • Comment les magasins pourraient-ils être technologiquement en deçà de l’équipement de leurs propres clients et se couper ainsi d’une part d’information et de services essentiels ?
  • Comment les équipes de vente pourraient-elles être engagées dans la relation avec les marques pour lesquelles elles travaillent de façon différente de ce qu’elles peuvent partager avec d’autres marques et/ou du traitement dont leurs clients bénéficient ?

Faire vivre le Web-in-Store.

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De la même façon que les publics n’ont pas attendu que les marques soient sur les réseaux sociaux pour parler d’elles, ils n’ont pas attendu après elles pour amener le digital dans les magasins. Dans ce monde en pleine transformation, exploiter le potentiel auquel la technologie et l’e-commerce ont désormais habitué les clients, est devenu indispensable. Il est à présent relativement inconcevable d’imaginer qu’un magasin ne puisse évoluer, au minimum, au rythme des évolutions digitales auxquelles ses clients ont personnellement accès.

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Exemples : boutique Burberry à Londres, le concept store connecté de Karl Lagarfeld ou encore la vitrine tactile de Van Cleef & Arpels 

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Pour autant, seul l’équipement en nouvelles technologies ne suffit pas. Il s’agit également de réfléchir et d’orchestrer la façon dont les vendeurs vont répondre aux attentes de leurs clients maîtrisant toujours plus les outils et étant toujours mieux informés. Si le digital shopping a modifié les processus d’achat, les marques doivent accompagner les vendeurs pour qu’ils modifient leur façon de vendre.

Mieux comprendre les nouveaux comportements, bien appréhender l’usage des outils digitaux nécessitent formation et information régulières, voire constantes. Les marques de luxe qui investissent et développent une nouvelle stratégie sur le digital, doivent nécessairement accompagner leurs vendeurs sur les points de vente.

Il est essentiel que les vendeurs acquièrent des compétences digitales pour rester en phase avec les nouveaux usages des digital shoppers et les outils mis en place dans le magasin.  A cet effet, il s’agit :

  • d’équiper les vendeurs d’outils adéquats. La symétrie de l’attention est ici indispensable. Les vendeurs ne peuvent pas être sans outils face à des clients hyper connectés.
  • de les former à l’usage des outils digitaux. Les vendeurs doivent maîtriser les outils, en particulier ceux que le point de vente met à disposition de ses clients.
  • d’informer, de former et d’accompagner les vendeurs en ce qui concerne la stratégie business, commerciale et de communication de la marque. Ils sont sur ces sujets des ambassadeurs privilégiés.

Les vendeurs pourront, par exemple :

  • assister le client dans les usages technologiques que le magasin peut lui proposer voire dont le client dispose à titre personnel,
  • maîtriser les différents canaux de paiements et les services digitaux proposés par la marque,
  • avoir accès en temps réel aux données clients pour ainsi proposer un service individualisé, notamment en phase avec les attentes, préférences, éventuelles pré-sélections faites en ligne par le client.

Optimiser la data au service de la connaissance client.

Concernant ce dernier point, dans le cadre de la relation du vendeur à son client, l’enjeu est d’autant plus stratégique qu’il conduit souvent à un choix décisif. Une décision que l’on qualifie de “dernier mètre linéaire” et qui impactera directement le chiffre d’affaires. Il est donc essentiel pour les vendeurs de connaître ces différentes informations, d’avoir accès à la smart data – les informations suffisantes et nécessaires – afin de délivrer un service de qualité. Cette qualité passe par une connaissance réelle de l’individu et de sa relation avec la marque. Une connaissance indispensable si l’on veut véritablement individualiser la relation, la rendre unique et l’inscrire de façon distinctive dans la mémoire de son client.

Un enjeu majeur et complexe, car face à une clientèle plurielle, il s’agit :

  • d’appréhender les différents points de contact que le client a eu avec la marque : l’historique de sa relation, de son parcours omni-canal …
  • de bien comprendre qu’un même parcours client se teinte souvent de différences inhérentes, notamment, à la pluralité de cultures des clients.

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Le vendeur connecté permet un CRM adapté. Il capitalise sur l’historique de la relation avec la marque afin de proposer une offre pertinente en magasin.

Augmenter la valeur de l’expérience formation.

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Enfin, il s’agit d’apporter au process de formation, la dynamique et surtout les avantages que cette révolution digitale offre désormais.

Les formations doivent être le miroir de la stratégie réfléchie pour les clients, elles doivent refléter :

  • un accès constant aux outils de formation : la formation devient un véritable accompagnement, toujours présent et accessible en ATAWADAC
  • une création de contenu à forte valeur ajoutée en termes de conseils, astuces, retour d’expérience, best practices, success stories … et aussi d’actualités concernant la marque, le marché, les initiatives de ce dernier …
  • une ouverture à la conversation : échanges, partage d’expériences, conseils …
  • une relation incarnée : Human to Human
  • des expériences de co-création de contenu, de formation… voire de produits !

Un mode plus collaboratif devient indispensable, c’est la source d’une richesse dont les marques ne peuvent plus se passer. La transmission du savoir de manière collaborative permet à tout un chacun d’enrichir les sujets abordés par des contenus (textes, articles, photos, vidéos …). La connaissance doit désormais circuler entre vendeurs et pas seulement via la marque.

Il s’agit de favoriser l’intelligence collective inter-vendeurs.

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Un des carburants essentiel au mode collaboratif est la valorisation. Capitaliser sur les vendeurs les plus actifs en les mettant à l’honneur, les sollicitant, voire les récompensant afin qu’ils deviennent vos meilleures ambassadeurs et donnent envie à l’ensemble de la communauté d’être également engagé.

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Chaque vendeur a des caractéristiques individuelles (parcours, niveau de compétence, centre d’intérêt, culture …), prendre en compte les critères distinctifs peut optimiser la relation et donc l’engagement des vendeurs envers la marque et ses produits. S’appuyer sur la souplesse du digital permet des messages adaptés en fonction des attentes individuelles de chaque vendeur.

Ne serait-ce pas, dès lors, l’occasion de réfléchir à leur donner un accès personnalisé aux outils de communication, d’information et de formation de l’entreprise : intranet, e-learning, réseau social d’entreprise… ? Le décloisonnement des silos dans lesquels l’organisation des entreprises évolue encore serait alors à orchestrer.

D’ailleurs, n’est-ce pas un facteur clé de succès de la transformation ?

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De nouveau merci pour vos tweets

@My_emarketing  @PauletMalo  @djeschonfeld      

 @celinejunius @  @vanina_rh

  

Retrouver la vidéo du salon du luxe édition 2015 :

Télécharger le rapport du Salon du Luxe Edition 2015

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C’est quoi #Twitter?

Ce fût un plaisir de répondre à l’interview “C’est quoi Twitter”, véritable rendez-vous hebdomadaire sur le blog d’Isabelle Spanu Attachée de presse d’Orange France

Retrouvez le texte intégral ici C’est quoi Twitter #30 C’est quoi Twitter ? #30 @SandroAndrine

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Twitter is in the place #twitteracademy

Twitter is in the place #twitteracademy

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Tumblr ou WordPress : pourquoi se poser la question ?

wordpress-logo-notext-rgb  Wordpress

WordPress, crée en 2003 est un système de gestion de contenus (Content Management System).

Forces Wordpress :

  • Bien référencé par Google, permet d’optimiser le SEO
  • La plate-forme de publication de référence en termes de CMS :  la plus populaire et utilisée par les blogueurs
  • Donne accès à des outils d’analyses notamment différents plugins mais surtout Google Analytics

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  • Octroie un nom de domaine qui vous est propre ainsi qu’un hébergement, vous êtes “chez vous”
  • C’est une plate-forme que vous contrôlez : vous disposez de votre propre hébergeur
  • Des thèmes uniques avec plusieurs pages possibles
  • Des catégories qui mettent immédiatement en exergue les thématiques traitées
  • Une mise en page de qualité
  • L’ajout de multiples plugins permet d’adapter les fonctionnalités nécessaires (par exemple un plugin de curation) 
  • Dans un mode collaboratif :  soumission du contenu dans un draft qui pourra alors être publier par l’administrateur concerné

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  • Une modération facilité dans le cadre de contributeurs multiples : réception d’un mail pour modération a priori Rôles et Permissions
  • Gestion des langues facilité par tag ou plugins
  • Publication depuis mobile et e-mail.

Contraintes WordPress :

  • Trouver un nom de domaine et le déposer auprès de sites tel que Namecheap
  • Investir dans l’hébergement
  • Les contenus créés de façon ad hoc doivent être mis en page,  catégorisés voire taggués
  • Investissement plus conséquent dans l’apprentissage de la publication lié, notamment à la richesse des fonctionnalités (catégories, pages, tags, plugins … ) : il s’agit plus d’être “webmaster que community manager”

 

tumblr_logo_white_blue_256    Tumblr

Tumblr, faire tourner en anglais, a été créé en 2007 et racheter par Yahoo en 2013 Il conjugue les fonctions principales d’une plate-forme de blogs et d’un réseau social d’environ 217 millions d’inscrits Dans l’univers des blogs il correspond, un peu, à ce que Twitter est dans celui des réseaux sociaux. Cette plate-forme de microblogage présente une forte ADN créative.

Forces de Tumbr :

  • Facilité et rapidité de mise en place
  • Simplicité d’ergonomie et de publication notamment pour la curation
  • L’espace peut aisément être animer par un community manager
  • Graphisme épuré de la plateforme renforçant sa facilité d’utilisation
  • Très adapté à l’univers de la création, large choix de thèmes
  • Visibilité, voire viralisation, facilité par la nature même du réseau : sociale ! Une parfaite correspondance avec les publics est alors une force supplémentaire
  • Il présente les fonctionnalités sociales : “like”, suivi, rebloggue d’autres comptes
  • Diversité de formats : textes, visuels, audios, vidéos, gifs, liens, citations avec des entrées de 250 mots
  • Avec la fonction « Ask me anything », les membres posent des questions aux autres inscrits qui peuvent y répondre en public ou en privé
  • Mise en place gratuite avec toutefois la possibilité d’obtenir un nom de domaine personnalisé pour 10 à 40$ par an
  • Nombreuses API (applications tierces)
  • Indéxé sur Google
  • Suivi du trafic sur Google Analytics
  • Publication par mobile et par mail

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  • Modération à priori sans même la nécessité d’être inscrit au réseau : par simple soumission du contenu au Tumbr correspondant. A partir de la notification l’administrateur peut accepter le contenu alors soumis dans un le cadre d’un fonctionnement collaboratif.

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  • Possibilité d’importer les contenus d’un Tumblr dans un WordPress :

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Faiblesses Tumblr :

  • Plateforme tiers qui impose ses propres règles et vous rend dépendant de sa pérennité
  • Possibilités de mises en page et maquettes moins riches qu’un WordPress (microblogging)
  • Une image pouvant être considérée plus comme personnelle que professionnelle
  • Moins grande flexibilité de fonction

 

En synthèse une infographie :

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In fine, les plateformes proposant des fonctions et formats véritablement différents : l’orientation la plus pertinente serait de manager son contenu sur WordPress tout en optimisant son faire-savoir, sa visibilité et son éventuelle stratégie d’engagement sur Tumblr. L’ensemble dépend des compétences de tout un chacun, des ses contraintes et objectifs. Quoi qu’il en soit : Tumblr ou WordPress : pourquoi choisir ?

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Pourquoi considérer le picture marketing ?

Le picture marketing

Le picture marketing consiste à communiquer sur les médias sociaux à partir de visuels (photos, illustrations, infographies, vidéos …) créés à cet effet par une entreprise, une marque ou ses communautés. Véritable outil de promotion, il capitalise sur la puissance de diffusion de ce type de contenus. Dans une société où les images sont, sous toutes leurs formes, de plus en plus présentes, les réseaux sociaux deviennent leur royaume. 

Ce nouveau type de marketing présente intrinsèquement une plus grande compréhension des contenus. Les visuels sont, dans une société où les textes deviennent omniprésents, perçus plus immédiatement. Leur mémorisation est plus aisée car nos cerveaux les retiennent plus spontanément. Par ailleurs, particulièrement pour les photos, les visuels sont  «langage universel» ce qui est souvent essentiel au sein d’espaces sans frontières.

2012 : l’année du picture marketing

L’année 2012 a inscrit le picture marketing comme une des grandes et pertinentes tendances du social media marketing. Une année qui a d’ailleurs été riche sur le sujet avec, notamment, le rachat d’Instagram par Facebook et la valorisation de Pinterest à 1.5 milliard de dollars.
La dynamique se poursuit depuis et l’’adhésion du grand public à des réseaux comme Instagram (300 millions d’utilisateurs actifs en décembre 2014, plus de 30 milliards de photos partagées), Pinterest (70 millions d’utilisateurs dans le monde) ou encore le nombre de vues sur YouTube (tous les mois, les internautes regardent plus de six milliards d’heures de vidéo sur YouTube, soit presque une heure par personne sur terre.) illustre bien la volonté d’accéder à un contenu rapidement visible et facilement compréhensible. Ces besoins s’expriment aujourd’hui sur les espaces sociaux mais ils existaient bien avant leur naissance, ainsi Confucius soulignait déjà qu’« une image vaut mille mots ».

Les images se partagent et les géants des réseaux sociaux l’ont bien compris.

Facebook a, à plusieurs reprises, modifié l’apparence de sa timeline pour pouvoir mettre en avant les images dans les publications. Harvard Business Schoolstudy estime d’ailleurs que 70% de toutes les activités du réseau social – les «j’aime», partages et les commentaires des contenus – concernent des photos. Une évidence renforcée par le fait que la popularité de Facebook est née du partage de contenus photos. C’est sa raison d’être initiale, son nom en est la parfaite illustration (trombinoscope en Français).  De son côté, Twitter a repensé sa page de profil de sorte que les photos soient mises en exergue. Cette année, la photo de la présentatrice américaine Ellen DeGeneres lors de la cérémonie des Oscars, a été retweetée plus de 3 millions de fois, record historique du réseau social et belle visibilité pour le Galaxy Note 3 de Samsung.

Pensez mobile

Avec l’évolution constante du taux d’équipement en Smartphone les individus produisent de plus en plus de photos et de vidéos. En situation de mobilité, ils ont envie de les partager en temps réel sur leurs espaces sociaux. Facebook avec son appli et le rachat d’Instragram dispose de moyens en phase avec ces usages. D’ailleurs les membres de Facebook ont de plus en plus accès au réseau social exclusivement à partir de leurs appareils mobiles (20% d’entre eux).

Les visuels seuls n’engagent pas.

Pour autant, quel que soit son succès, il ne s’agit pas de se limiter à diffuser du contenu visuel pour favoriser l’engagement. Il faut, tout d’abord, répondre aux attentes des communautés. Ces réponses doivent s’inscrire au cœur de la réflexion. En quoi la publication de tel visuel présente-t-il un intérêt pour mes communautés ? Quel service la marque leur apporte-t-elle par sa diffusion (découverte, information inédite, valorisation, …) ?

Des questions essentielles qu’il s’agit, d’ailleurs, de se poser de façon systématique en ce qui concerne les contenus sur les réseaux sociaux.

 

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Pourquoi l’économie de l’attention ?

Je partage donc je suis

A l’ère que certains qualifient de troisième révolution industrielle, les Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication (NTIC) ont effectivement révolutionné le modèle structurel de la communication. Les réseaux sociaux ont propulsé le grand public dans une dynamique du “je partage donc je suis”. Chacun a le potentiel de pouvoir accéder à son instant de gloire. Souvent quelques secondes versus les quinze minutes très prédictives annoncées par Andy Warhol en 1968. Il n’en demeure pas moins que la part de voix des publics a totalement revisité la façon dont les marques doivent les considérer.

Avec plus de 2 milliards d’individus actifs sur les réseaux sociaux (68% des internautes et 28% de la population mondiale), les marchés sont devenus des conversations au sein desquelles la marque est humaine.

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On attend d’elle qu’elle se comporte en tant que tel. Aussi, si l’on objective d’améliorer l’engagement des publics, il faut aussi savoir leur accorder : loyauté – confiance – attention – temps et même amour.

Le earned media

Cet engagement est essentiel car il optimisera le earned media. A savoir, toutes les expositions dont une marque peut bénéficier sans avoir directement investi un budget. Ce troisième levier de l’écosystème social media complète le paid – les moyens développés au service des espaces sociaux et de leur faire savoir (création de contenus, publicité, app, …) et le owned media – composé principalement des plateformes tiers (Facebook, Twitter, Pinterest ..) sur lesquelles les marques ont créé leur propres espaces. Le earned représente un enjeu majeur. Les leaders de demain ne seront pas ceux qui auront les plus gros budgets, mais ceux qui obtiendront le plus d’interactions avec les utilisateurs. De plus si ce earned peut se gérer, en revanche il ne se contrôle pas. Du contenu à valeur ajoutée, ou qui offre une expérience, favorise les interactions. Il s’agit donc pour les marques de créer du contenu qui donne envie d’être partagé.

L’attention : un enjeu majeur
Pour donner envie, il faut d’ores et déjà être vu. Il faut capter l’attention. L’économie de l’attention devient un enjeu majeur. On va rechercher le Return On Attention (ROA). Il passe par une démarche conversationnelle, empathique et tolérante avec, notamment, des influenceurs clés. Pour les identifier il s’agit d’effectuer une veille fine et complexe. Les clés de succès de l’attention résident dans l’influence et la confiance. Une confiance qui,  y compris sur le digital, n’est plus spontanée : 49% des consommateurs n’ont plus confiance en la publicité numérique, 36% en l’e-mail et 38% à l’information émanant des applis de marques. Par contre, 6 consommateurs sur 10 font confiance au contenu éditorial et 8/10 considèrent qu’une entreprise qui fait des efforts sur ces contenus est soucieuse de créer de bonne relation.

La qualité du contenu social est fondamentale. Pour autant, il doit rester au service de la stratégie et des objectifs de la marque. La rencontre parfaite est au croisement :

– de la stratégie, des objectifs de la marque d’une part,

– des insight remontés de l’écoute d’autre part,

– et de la diffusion sur les bons réseaux sociaux de chacun des contenus créés ou faisant l’objet d’une curation.

L’ensemble doit évoluer au sein d’un calendrier éditorial afin de pouvoir planifier son plan de diffusion auquel ne manquera pas de s’ajouter toutes les actualités et les imprévisibles liés notamment au caractère réactif auquel les réseaux sociaux répondent.

Un écosystème médiatique révolutionné

En conclusion, la communication évolue dans un mode relationnel métamorphosé au sein duquel l’écosystème médiatique est révolutionné. Le earned media est désormais un enjeu majeur et l’attention un de ses premiers leviers.

Aussi, pour interagir efficacement avec ses publics, n’existe-t-il pas un impératif besoin de s’interroger sur le pourquoi de l’existence de la marque, sur qui elle est vraiment et sur ce qu’elle aspire à être ?